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Cyberespionnage : la France révèle pour la première fois l’identité et le QG de l’unité russe active depuis deux décennies

Par Simon , le juillet 14, 2026 - 3 minutes de lecture
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Pour la première fois, la France désigne nommément l’unité russe chargée de l’espionner. L’information balance comme un pavé dans la mare. Le 13 juillet, le CERT-FR a publié un rapport conjoint avec l’ANSSI, la DGSE et la DGSI.

Ce document détaille deux décennies de compromissions attribuées au 16e Centre du FSB. L’unité 61240, basée près de Krasnoïe Selo, est identifiée comme le QG des opérations. Même l’orientation de leurs antennes est décrite.

Une unité bien précise, son QG dévoilé

Le 16e Centre du FSB, aussi connu sous le nom d’unité militaire 71330, possède onze centres d’interception. Le rapport les liste un à un avec leur localisation. L’unité 61240, installée à Krasnoïe Selo, est directement pointée du doigt.

Cette unité est chargée du ciblage de la France en renseignement électromagnétique. Elle mène aussi des attaques informatiques ciblées. Ses liens avec des entreprises russes comme AO ST ou NPP Gamma sont documentés.

Le document va encore plus loin. Il révèle que l’orientation des antennes trahit la répartition du ciblage. Pskov, Krasnoïe Selo et Zelenogradsk pointent vers l’Europe et les États-Unis.

Des victimes partout, des ministères aux ambassades

La liste des victimes donne le vertige. En 2014, des entités ministérielles sont compromises. Depuis au moins 2017, des comptes de messagerie de cadres du ministère des Armées sont piratés.

En 2018, le réseau de l’ambassade de France à Moscou est compromis. Balayage réseau et exfiltration de données en prime. En 2019, une vulnérabilité SharePoint permet de s’introduire dans un serveur de la justice.

Les codes malveillants employés, dont Kazuar, sont toujours en service en 2026. Ils ciblent Windows, MacOS et Linux. Aucun environnement n’est épargné par cette unité russe.

Un mode opératoire bien rodé depuis deux décennies

Le mode opératoire Turla est actif à l’échelle mondiale depuis au moins 2004. Il vise la France depuis les années 2010. Le niveau de détail livré au public est vraiment inhabituel.

Le rapport accompagne deux déclarations formelles d’attribution. L’une par le ministre des Affaires étrangères, l’autre par l’Union européenne. Bref, Paris et Bruxelles désignent Moscou sans équivoque.

Moi, je trouve ça presque drôle. Après des années de déni et de flou diplomatique, on balance tout sur la table. Les adresses, les antennes, les techniques.

La sécurité informatique face à une menace persistante

Ce rapport est un signal fort pour la sécurité informatique française. Il montre que l’espionnage numérique russe est une constante. Et pas question de faire l’autruche.

Le renseignement français a décidé de frapper fort. En dévoilant le QG et l’identité de l’unité, il envoie un message clair. La cyberattaque ne reste plus anonyme.

Reste à savoir ce que ça va changer. Est-ce que ça va dissuader le FSB ? Franchement, j’en doute. Mais ça montre au moins qu’on sait qui fait quoi.

Et si un jour on voit une cyberattaque venant de là-bas, on saura exactement où frapper. Pas vrai ?

Source: www.lesnumeriques.com

Simon

Ingénieur système linux passionné par l'optimisation et la sécurité des infrastructures. Avec 34 ans d'expérience de vie, je m'efforce de résoudre des défis techniques avec créativité et efficacité. Toujours à l'affût des dernières innovations technologiques, j'aime partager mes connaissances et collaborer avec des équipes pour atteindre des objectifs communs.

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