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Découvrez les produits Microsoft voués à disparaître d’ici la fin de l’année

Par Jean-Luc Pircard , le septembre 4, 2025 - 9 minutes de lecture
explorez la liste des produits microsoft qui seront retirés du marché d'ici la fin de l'année et préparez-vous aux changements à venir dans l'écosystème microsoft.
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Les produits Microsoft qui vont disparaître d’ici la fin de l’année bousculent tout l’écosystème des entreprises comme des particuliers. La firme de Redmond accélère sa grande lessive, quitte à forcer la main aux utilisateurs historiques comme aux admins chevronnés. Les versions âgées de Windows Server tirent leur révérence, des pans entiers de Dynamics passent à la trappe, tandis que des services Azure ferment boutique. Oublier de s’y préparer revient à prendre un risque non négligeable. C’est maintenant, pas dans six mois, qu’il faut faire l’inventaire et planifier sa migration.

Fin de support Windows Server 2012/2012 R2 : Un bouleversement pour les infrastructures professionnelles

Le support de Windows Server 2012 et 2012 R2 prend fin. Pour beaucoup, ça peut ressembler à une simple page qui se tourne, mais dans la réalité, c’est une bascule forcée pour une énorme partie du parc informatique mondial. Ces deux versions étaient jusqu’ici maintenues en vie via les fameuses ESU (Extended Security Updates). À partir de maintenant, plus aucun patch, corriger la moindre faille nécessitera des bidouilles ou des risques inconsidérés.

Il suffit de jeter un œil chez un prestataire ou dans une PME lambda. Beaucoup tournent encore sous ces moutures. La raison ? Stabilité éprouvée, compatibilité avec de vieux applicatifs métier, absence de temps (ou de budget) pour planifier une migration vers 2016, 2019 ou carrément vers l’Azure cloud. Pour les administrateurs qui misent sur la prudence, la mauvaise surprise va forcément arriver : audits de sécurité qui pointent les serveurs exposés, outils métiers bloqués lors des mises à jour de clients, ou pire, ransomware qui prend tout en otage.

Microsoft, de son côté, n’en a cure. La consigne est claire : direction le cloud ou la dernière version “moderne”. Le stockage sur place n’est plus la priorité stratégique. Les dernières ESU ont été facturées au prix fort, histoire de dissuader. En clair, rester sur du 2012 ou 2012 R2, c’est désormais jouer avec le feu chaque jour qui passe.

Plus concrets que de longs discours, les chiffres parlent : dans certaines collectivités, plus de 35% des serveurs étaient encore en 2012 début 2024. Ce retard de migration coûte déjà cher, en pannes comme en tension entre responsables DSI et équipes techniques. Et inutile de compter sur un miracle de dernière minute : même les firmwares des composants vieillissants ne seront plus testés par personne.

Évidemment, côté alternatives, on retrouve les migrations testées et à respecter dans les règles : sauvegardes complètes, test sur clone, documentation de chaque étape. Ce sont les mêmes recettes depuis NT4. Une discipline qui sépare ceux qui connaissent vraiment leur travail des amateurs qui improvisent en prod.

Prochaine étape dans ce calendrier inéluctable : la vague d’abandons continue avec d’autres services, ce qui va chambouler la gestion métier aussi bien que le quotidien des usagers.

Dynamics, Exchange et Skype for Business : Les piliers bureautiques sacrifiés

Dans le sillage de la rationalisation, de nombreuses versions bureautiques clés de Microsoft tombent. Dès janvier, Dynamics C5, CRM, NAV et SL 2015 passent en fin de vie. Ces outils de gestion, utilisés depuis des années dans le pilotage financier, commercial et logistique, n’ont plus droit de cité sur la feuille de route officielle.

La manœuvre est claire : renvoyer tout le monde sur le cloud, gommer l’ancien modèle de licences perpétuelles et forcer le basculement vers Dynamics 365 ou les Power Apps. Les éditeurs tiers et les intégrateurs constatent déjà une explosion de demandes de migration tardive, pas toujours bien préparées. Un logiciel comme « NAV 2015 » tourne encore sur des serveurs locaux pour des dizaines de milliers d’ETI et grands comptes.

Les services de messagerie ne sont pas en reste. Microsoft enterre Exchange Server 2016 et 2019. Ces produits, colonne vertébrale de l’e-mail d’entreprise, ne recevront plus de correctifs. Exchange Online doit absorber la clientèle, quitte à rendre les migrations douloureuses sur les architectures hybrides, à cause de configurations spéciales, de scripts antiques ou de clients Outlook customisés.

Pareil pour Skype for Business : l’outil collaboratif phare de la décennie passée cède la place à Teams, solution tout-en-un estampillée “moderne”, mais loin d’être irréprochable en termes de sobriété ou de stabilité réseau lors d’appels critiques. Ceux qui géraient les installations locales, serveurs compris, devront revoir leur méthode : plus de mises à jour, plus de coup de fil à la hâte chez l’assistance Microsoft le jour J.

Les conséquences ne toucheront pas que les nouveaux employés branchés : ce sont surtout les DSI qui gèrent des environnements mixtes, souvent complexes, qui devront ouvrir le portefeuille et sécuriser des compétences sur des technologies plus jeunes.

Services Azure en voie de disparition : L’heure des choix difficiles

L’arrêt de certains services Azure phares va bouleverser la gestion cloud. Azure Database for MariaDB, par exemple, cesse d’être maintenue. Les utilisateurs doivent migrer prestement vers Azure Database for MySQL ou explorer des options tierces. Perte de temps, hassle technique et risques de bug : la recette parfaite pour mobiliser admins et devs expérimentés.

Les disques non managés (“unmanaged disks”) connaissent le même sort. Basculer vers “managed disks” paraît naturel sur le papier, mais la réalité est plus coriace. Changement de scripts d’automatisation, adaptation des politiques de sauvegarde, et audits à la clé. Les petites structures qui s’étaient rabattues sur ces technologies simples pour faire tourner des VM secondaires vont devoir s’adapter rapidement ou risquer l’interruption de services critiques.

Le coup de grâce : l’ancien Load Balancer basique n’assure plus la répartition de charge. Ici, la migration vers le Standard Load Balancer n’est pas anecdotique. Redéploiement, changements d’IP, publications DNS à revoir. Chaque oubli peut plonger le site d’une PME dans le noir pendant des heures.

Cet ensemble de fins de services n’est pas anodin : cela signe l’abandon progressif de la simplicité historique d’Azure. Le pari est clair : “Cloud only, Cloud first”. Les équipes qui traînaient peuvent s’attendre à des réveils douloureux, car la planification des migrations, une fois la fenêtre de support refermée, réclame du sang-froid et de l’anticipation. Les outils automatisés de Microsoft n’ont de magique que le nom : testés dans des labs complexes, ils révèlent souvent leur lot de bugs cachés à grande échelle.

Cet écosystème mouvant impose donc d’adopter un rythme de veille technologique qui ne pardonne plus l’amateurisme ou le retard structurel.

Visual Studio et la fin programmée du support longue durée

Les développeurs sont dans le viseur : Visual Studio 2015 et ses successeurs proches, en canal LTSC, disparaissent. Le canal “Long Term Servicing Channel” n’est plus garanti. Les entreprises qui misaient sur le support prolongé sont contraintes de revoir leur copie. La production de code “legacy” se retrouve sans filet.

Sur le terrain, cette bascule n’est pas neutre. Une PME qui développe un outil interne sous .NET 4.x ne peut plus ignorer la transition vers .NET Core ou .NET 6+. Mais entre la théorie et l’usine à gaz des dépendances logicielles, il y a un gouffre. L’arrêt du support équivaut à un pari dangereux : code potentiellement vulnérable, difficultés de recrutement chez les devs qui veulent bosser sur des stacks actuelles seulement, et impossibilité de maintenir une chaîne CI/CD sécurisée.

Certains cabinets de conseil facturent déjà des audits de “rétro-compatibilité” à prix d’or, profitant de la panique des DSI. Les entreprises avisées testent le portage sur des versions plus récentes dès aujourd’hui, pour s’éviter des nuits blanches en décembre.

La leçon, c’est qu’en IT, la stagnation, c’est la mort du système. Cet arrêt programmé force un vrai ménage dans les piles logicielles et clôt une époque où l’on pouvait faire traîner la migration dix ans durant.

Cap sur le cloud : Pourquoi Microsoft pousse (trop) vite la modernisation

Derrière chacun de ces arrêts, un objectif martelé : tout pousser vers le cloud et l’abonnement. Microsoft ne cache même plus ses intentions. La stratégie consiste à supprimer progressivement tout ce qui n’est pas compatible “cloud-first”. Cela passe autant par l’arrêt des serveurs locaux classiques que par l’abandon pur et simple des logiciels vieillissants.

Pour un utilisateur lambda, c’est un changement à marche forcée : les menus changent, les applications se transforment, la dépendance à Internet devient la règle. Pour les administrateurs aguerris, la problématique est différente : comment garder la maîtrise et éviter les écueils de la gestion à distance, du shadow IT, ou des migrations incomplètes ?

Le vrai défi, c’est l’anticipation. Peu d’équipes peuvent aujourd’hui se permettre un schéma IT “immuable”. L’informatique d’entreprise, jadis basée sur la solidité et la maîtrise des composants, doit composer avec un rythme imposé de renouvellement logiciel. À titre d’exemple, une chaîne logistique qui repose sur Dynamics NAV 2015 se retrouve du jour au lendemain devant l’obligation d’une refonte profonde de ses process et flux de données.

Le mouvement est irréversible. Reste à chaque structure de s’en sortir dignement : en évitant le bricolage à la dernière minute et en retrouvant ce qui fait la différence : la rigueur technique, la veille constante, l’appui sur les compétences internes solides. Ce qui, à la fin, sépare l’informatique utile du pur effet de mode.

Jean-Luc Pircard

Jean-Luc Pircard

Je suis un passionné de l'informatique qui aime les défis et les nouvelles technologies. J'aime découvrir de nouveaux systèmes et s'améliorer constamment.

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