DNS chiffré : découvrez les distributions Linux qui garantissent une navigation sécurisée
Chaque requête DNS que vous envoyez est souvent en clair, lisible par votre FAI ou n’importe quel pirate sur le réseau. Peu de distributions Linux activent le chiffrement DNS par défaut, mais certaines le font vraiment. Voici lesquelles protègent votre navigation sans que vous ayez à toucher à rien.
Les distributions Linux qui intègrent le DNS chiffré en standard
Je vais être clair : la plupart des distros populaires comme Ubuntu ou Fedora laissent le DNS en clair à l’installation. Ça veut dire que chaque site que vous visitez est lisible par votre fournisseur d’accès. Mais trois systèmes font exception et méritent qu’on s’y attarde.

Red Hat Enterprise Linux : le choix enterprise logique
RHEL active DNS over TLS (DoT) dès le premier boot. Pas de config à faire, pas de script à lancer. C’est cohérent avec son positionnement sécurité pour les serveurs.
Red Hat a choisi DoT plutôt que DoH, car ce protocole gère mieux le relais entre résolveurs. Le système utilise Unbound en local, qui chiffre les requêtes vers les serveurs distants. Simple et efficace.
Linux Kodachi : le couteau suisse de l’anonymat
Kodachi, basée sur Debian, mise sur DNSCrypt plutôt que DoH ou DoT. Ce protocole chiffre les requêtes avec son propre système cryptographique, indépendant des autorités de certification classiques.
Il ajoute aussi du remplissage pour brouiller les métadonnées et fait transiter les demandes via plusieurs résolveurs. Avec Tor en plus dessus, c’est un système radical, réservé aux utilisateurs prêts à perdre en performance.
Tails : tout passe par Tor, y compris le DNS
Tails est conçu pour ne laisser aucune trace : il tourne intégralement en RAM depuis une clé USB. Tout le trafic DNS passe par Tor, donc chiffré et anonymisé. La contrepartie ? Des performances réduites, et une configuration quasi inexistante.
Si vous voulez juste consulter vos mails sans laisser de trace, c’est parfait. Mais pour du streaming ou du gaming, passez votre chemin.
Configurer soi-même le DNS chiffré sur Ubuntu ou NixOS
Si vous utilisez Ubuntu ou NixOS, vous n’êtes pas condamnés au clair. Une petite manipulation suffit. Je vous explique comment faire.
Ubuntu : modifier systemd-resolved
Sur Ubuntu (et Debian), ouvrez le fichier /etc/systemd/resolved.conf avec sudo. Ajoutez la ligne DNSOverTLS=yes. Ensuite redémarrez le service : sudo systemctl restart systemd-resolved.
Et voilà, toutes les requêtes DNS de votre système passent maintenant par DoT. Vérifiez avec resolvectl status pour confirmer que le chiffrement est actif.
NixOS : la configuration déclarative
NixOS est un cas à part. Tout se fait dans /etc/nixos/configuration.nix. Ajoutez services.resolved.enable = true; et services.resolved.dnssec = "allow-downgrade"; pour activer DoT.
Un sudo nixos-rebuild switch et le système se déploie avec le chiffrement DNS. L’avantage ? Vous pouvez versionner toute votre config et revenir en arrière si ça casse.
Attention, même avec le DNS chiffré, votre résolveur DNS (celui que vous choisissez, comme Quad9 ou Cloudflare) voit vos requêtes en clair. C’est pas une protection absolue, mais c’est un geste simple pour limiter l’espionnage sur votre réseau local.
Alors, prêt à configurer tout ça ? Moi j’ai déjà sauté le pas. Et vous ?
Source: android-mt.ouest-france.fr




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