Linux

Ordinateur monocarte RISC-V équipé du processeur RVA23 : la nouvelle ère des distributions Linux

Par Simon , le février 6, 2026 - 4 minutes de lecture
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SpacemiT largue une bombe : un ordinateur monocarte dopé au processeur RVA23 débarque enfin chez les revendeurs.

Les nouvelles distributions Linux les plus gourmandes, d’Ubuntu 26.04 à Arch Rolling 2026, l’attendaient comme un kernel LTS sous caféine.

Développeurs, makers, amateurs de technologie open hardware : voilà le ticket d’entrée vers une architecture qu’on ne peut plus ignorer.

RVA23 change les règles pour le système d’exploitation

Le label RVA23 impose des unités vectorielles et la virtualisation en natif, deux briques que le vieux K1 laissait sur le pas de la porte.

Résultat : Ubuntu 26.04 LTS compile déjà son image générique autour de ce jeu d’instructions, histoire de ne pas végéter derrière les SOC ARM.

Canonical confirme : sans RVA23, pas de support officiel, point barre !

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SpacemiT K3 : huit cœurs, un turbo, zéro complexe

Le K3 aligne huit X100 à 2,4 GHz, 8 Mo de cache L2 et un GPU IMG BXM-4-64-MC1 qui crache du Vulkan comme s’il jouait Doom 1993 en ASCII.

Le copro IA, huit unités A100, tape 60 TOPS ; pas assez pour voler la vedette à un Orin, mais largement de quoi faire tourner un Llama-3 quantisé.

La performance énergétique reste correcte : 15 à 25 W de TDP, un ventilo obligatoire, mais rien qui fasse fuir un boîtier imprimé maison.

Côté mémoire, deux canaux LPDDR5-6400 poussent 51 Go/s, jusqu’à 32 Go soudés, tarif douloureux inclus – la DDR5 low-power n’est toujours pas en promo.

La connectique mélange huit lignes PCIe 3.0, USB 3.0, Ethernet 1 Gbit, eMMC 5.1, SDIO, un tas de GPIO ; bref, assez de ports pour coller un SSD, une caméra et un écran 4K sans jongler avec les hubs.

SpacemiT vend le module CoM260 en 8, 16 ou 32 Go : prix flou, disponibilité en lots de 100, bienvenue dans le joyeux bazar de l’innovation processeur.

Des boards RISC-V qui ne sentent plus la démo de salon

Banana Pi sort le BPI-SM10 : deux slots M.2, quatre USB-A, DisplayPort 1.2, RJ-45, le tout autour du CoM K3 et d’un radiateur capable de calmer un Ryzen 7.

Milk-V riposte avec Jupiter 2, quasi le même layout, vendu 251 € HT chez Arace avant que le stock fonde plus vite qu’une clé USB oubliée au soleil.

Ces cartes amènent la informatique embarquée RISC-V sur un terrain concret : on branche, on boote, on packerizes ses conteneurs, fin de l’histoire.

Quand l’architecture open source s’invite partout

Face au duo ARM-x86, RISC-V avance à pas de hacker : ISA libre, licences simples, communauté qui merge plus vite que Microsoft ne rachète un studio.

Les fabricants d’objets connectés lorgnent déjà le RVA23 pour réduire les coûts de licence et booster la sécurité via open audit ; les industriels suivent.

En 2026, miser sur RISC-V, c’est refuser le vendor lock-in, préférer le patch à la pétition, et prouver qu’un « open » peut enfin rimer avec perf’.

Qu’apporte ce ordinateur monocarte au quotidien ?

Pour le dev : cross-compile en local, KVM fonctionnel, GitLab Runner qui finit ses jobs avant la pause café, merci l’unité vectorielle.

Pour le labo : calcul scientifique sous Julia, rendu Vulkan, chiffrement WireGuard – le tout sans licences planquées ni blobs obscurs.

Pour la planète : un SOC optimisé plutôt qu’un serveur x86 qui ronfle 24/7 ; moins de watts, plus de puissance, la promesse tient enfin debout.

Limites et prochains check-points

Le firmware U-Boot reste encore un poil capricieux : certaines images Manjaro plantent au boot, et la chaîne OpenOCD n’aime pas les adaptateurs à deux balles.

Le manque de GPU open source complet freine les noyaux temps-réel – Vulkan oui, mais pas encore de Mesa pour ce BXM-4-64, dommage.

Malgré ces accrocs, la route est tracée : un prochain K4 gravé en 5 nm promet déjà un NPU doublé et un PCIe 4.0, autant dire que la course est lancée.

La nouvelle ère des distributions Linux se dessine

Fedora Rawhide pousse des nightly optimisées RVA23, Arch remplace son dépôt riscv64-testing par un core stable, Gentoo compile sadique mais rapide.

Les mainteneurs Kernel intègrent le scheduler EEVDF, taillé pour équilibrer IA et tâches système ; bref, le soft suit le matos à un rythme rare dans l’embarqué.

Pour une fois, le matériel ne traîne pas la patte : la chaîne complète est en place, il ne reste qu’à flasher, updater, et rêver d’un futur sans micro-code propriétaire.

Source: www.heise.de

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Simon

Ingénieur système linux passionné par l'optimisation et la sécurité des infrastructures. Avec 34 ans d'expérience de vie, je m'efforce de résoudre des défis techniques avec créativité et efficacité. Toujours à l'affût des dernières innovations technologiques, j'aime partager mes connaissances et collaborer avec des équipes pour atteindre des objectifs communs.

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