Le Schleswig-Holstein fait le choix stratégique de l’open source en quittant Microsoft
Le Schleswig-Holstein vient de franchir le pas que beaucoup d’administrations n’osent même pas envisager : quitter Microsoft pour basculer entièrement vers l’open source. 30 000 postes de travail, 44 000 boîtes mail, tout y passe. Et franchement, ça mérite qu’on s’y attarde, surtout quand on voit les économies et la souveraineté numérique que ça rapporte.
Pourquoi ce virage n’est pas une simple lubie de geek
Quand j’ai vu l’annonce du gouvernement régional du Schleswig-Holstein, j’ai failli renverser mon café. Un Land allemand qui balance Microsoft pour du logiciel libre, c’est du jamais vu à cette échelle ! Et pourtant, c’est bien réel : la migration informatique a commencé en 2024 et elle est presque terminée.
Ce qui au départ était tourné en dérision par certains observateurs devient aujourd’hui une référence. Le gouvernement régional a migré l’ensemble des 44 000 boîtes mail vers Open-Xchange, en transférant plus de 100 millions d’e-mails et d’entrées d’agenda. Un sacré chantier, non ?

80 % des postes sous LibreOffice, et le reste suivra
Actuellement, environ 80 % des 30 000 postes de travail du Schleswig-Holstein tournent sous LibreOffice. Le gouvernement prévoit de ne plus dépendre du tout de Windows d’ici la fin de l’année 2026. C’est une stratégie informatique qui force le respect.
On parle ici d’une administration entière qui quitte l’écosystème Microsoft. Pas juste un service informatique qui bidouille, mais une véritable transition numérique assumée politiquement.
Économies et indépendance : le double bénéfice qui tue
Le coût total de cette migration informatique s’élève à 9 millions d’euros pour cette année. Mais en contrepartie, le Land économise environ 15 millions d’euros par an en frais de licence. Vous avez bien lu : 15 millions chaque année, rien qu’en ne payant plus Microsoft.
Au-delà des sous, il y a la sécurité des données et l’indépendance face aux bouleversements géopolitiques. Le gouvernement régional parle clairement de reprendre le contrôle de ses données. Et ça, c’est exactement ce que je prône depuis des années : si vos données sont chez un géant américain, vous n’êtes pas souverain.
Un modèle pour les autres régions ?
Quand on voit le Schleswig-Holstein montrer l’exemple, je me dis que d’autres gouvernements régionaux vont forcément s’y intéresser. La technologie open source n’est plus un truc de bidouilleurs, c’est une solution crédible et économique pour les administrations.
Le choix du logiciel libre dans le secteur public n’est pas une mode passagère. C’est une question de souveraineté numérique et de maîtrise des coûts. Et franchement, si un Land allemand y arrive, pourquoi pas la France, la Belgique ou la Suisse ?
Source: lepetitjournal.com






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