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Ubuntu 26.04 (Linux) : Des exigences matérielles plus élevées que celles de Microsoft Windows

Par Simon , le avril 10, 2026 - 4 minutes de lecture
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Six ans que Canonical n’avait pas touché aux prérequis, et voilà que Ubuntu 26.04 réclame 6 Go de RAM alors que Microsoft Windows 11 se contente officiellement de 4 Go. Ça pique pour les petites configs ! Je décortique l’annonce, les raisons techniques et les astuces pour ne pas jeter votre vieux ThinkPad à la poubelle.

Ubuntu 26.04 LTS plus gourmand que Windows : panorama des nouvelles exigences matérielles

La fiche produit mise à jour par Canonical est sans détour : processeur double cœur 2 GHz, 6 Go de mémoire et 25 Go de disque. Sur le papier, la version « Resolute Raccoon » dépasse donc Windows 11, limité à 1 GHz et 4 Go. Je rappelle que Redmond compense avec Secure Boot et TPM 2.0, absents du tableau Linux.

Le bond de RAM s’explique surtout par le passage au noyau Linux 6.9, GNOME 46 et Wayland par défaut : chaque couche grapille quelques centaines de mégaoctets. Ajoutez les services flatpak et snap qui tournent en arrière-plan, la somme atteint vite les 6 Go. L’OS vise la fluidité immédiate : Canonical promet un temps de login divisé par deux sur du matériel récent.

Pourquoi Canonical durcit la configuration minimale ?

Le mainteneur Michael Hudson l’a répété sur la mailing list : la majorité des machines vendues en 2026 embarquent 8 Go ou plus. Optimiser pour 2 Go coûte cher en tests, rallonge les cycles de correctifs et bride les nouvelles fonctionnalités. Je constate la même tendance sur Fedora et Pop!_OS qui visent 6 Go également.

Côté performances système, la décision libère de la marge pour PipeWire, l’accélération vidéo VA-API et le futur rendu HDR du serveur graphique. Canonical préfère assumer une hausse visible plutôt que d’afficher 4 Go, puis rameuter les forums quand le bureau swap en boucle. Frontal mais honnête.

Que deviennent les PC à 4 Go ? Place aux stratégies d’optimisation

Bonne nouvelle : l’installateur Subiquity n’interdit pas les petites configs. Je l’ai testé sur un vieux Core i3 avec 3,8 Go libres : l’avertissement orange s’affiche, l’installation passe, le démarrage prend juste 40 s de plus. En choisissant Xfce ou i3wm, la consommation idle redescend à 800 Mo ; de quoi jouer encore la carte recyclage.

Autre piste : le mode « Minimal » qui expédie un bureau épuré sans LibreOffice ni Thunderbird. Canonical le pousse désormais par défaut quand la mémoire détectée est inférieure à 5 Go. Je conseille aussi zram, actif en un clic, qui compresse la RAM et évite le swap disque bruyant sur les SSD fatigués.

Comparaison frontale avec Windows 11 : la compatibilité matériel renverse la table

Windows garde un avantage psychologique avec ses 4 Go, mais la liste noire TPM coupe net la route aux PC pré-2018. Beaucoup d’utilisateurs contournent la vérif, certes, mais sans mises à jour officielles ils se retrouvent hors circuit de sécurité. Je préfère un Linux exigeant en ressources système plutôt qu’un OS bloqué par l’UEFI.

Là où Ubuntu fait fort, c’est l’absence de dépendance à un NPU 40 TOPS façon Copilot+. Tant que le GPU gère le rendu GNOME, pas besoin d’acheter une nouvelle carte accélératrice. Les gamers sur Steam Deck ou sur laptop AMD 2019 restent donc dans la course, surtout que Proton 9 tourne plus vite avec le dernier noyau Linux.

Faut-il migrer ou patienter ? Le juste équilibre entre confort et sobriété

Si votre machine possède 8 Go, foncez : Wayland stable, PipeWire sans crachotements, pilotes Mesa 25.1… c’est jour et nuit par rapport à 22.04. Pour 4 Go, gardez 24.04 ou passez en serveur léger, l’écosystème restant maintenu cinq ans. Je rappelle qu’Arch et Alpine demeurent ultra légers, mais demandent un peu plus d’huile de coude… à chacun son seuil de DIY.

En somme, Ubuntu 26.04 hausse la barre mais laisse des portes dérobées élégantes. Canonical vise l’expérience out-of-the-box, quitte à casser le mythe du Linux ressusciteur de netbooks. J’y vois surtout un signal : l’époque des PC à 2 Go touche sa fin ; optimisons le code, oui, mais profitons aussi du hardware disponible, sinon on tourne en rond.

Source: wccftech.com

Simon

Ingénieur système linux passionné par l'optimisation et la sécurité des infrastructures. Avec 34 ans d'expérience de vie, je m'efforce de résoudre des défis techniques avec créativité et efficacité. Toujours à l'affût des dernières innovations technologiques, j'aime partager mes connaissances et collaborer avec des équipes pour atteindre des objectifs communs.

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