SteamOS 3.9 : Linux 7.2, virtualisation et hibernation – Valve intensifie sa lutte contre Windows
SteamOS 3.9 marque un tournant pour Valve. La préversion du système d’exploitation passe à Linux 7.2 et ajoute un support préliminaire de l’hibernation. De quoi donner des sueurs froides à Windows.
Les joueurs Linux ont longtemps été des aventuriers. Mais Valve avec SteamOS a changé la donne. Le Steam Deck a popularisé le système, et les chiffres suivent.
Linux 7.2 et KDE Plasma 6.7.3 pour SteamOS 3.9
Le changement de noyau est un événement majeur pour un système d’exploitation. SteamOS passe de Linux 6.16 à Linux 7.2, un saut considérable pour la compatibilité matérielle. Les pilotes des composants récents sont intégrés directement dans le noyau.
Le mode Bureau n’est pas oublié. L’environnement KDE Plasma bondit de la version 6.4.3 à la 6.7.3. Le Wi-Fi utilise désormais un composant standard, et les paquets internes changent de nom pour “holo”.
Ce changement de nomenclature n’est pas anodin. Il signale que la distribution s’émancipe. SteamOS devient une plateforme à part entière, pas juste un firmware pour console portable.
L’hibernation et la virtualisation ouvrent de nouvelles possibilités
Les possesseurs de Steam Deck réclament l’hibernation depuis des années. Valve l’intègre enfin dans SteamOS 3.9, même si la fonction reste préliminaire. Elle n’apparaît pas encore dans l’interface du mode Jeu.
L’hibernation recopie la session sur le stockage avant d’éteindre la machine. La batterie n’est plus sollicitée, contrairement à la simple veille. Une aubaine pour les joueurs nomades.
La virtualisation, un cheval de Troie stratégique
La vraie nouveauté stratégique se trouve ailleurs. SteamOS 3.9 améliore la gestion des machine virtuelle avec accélération graphique. La virtualisation permet d’essayer le système sans rien installer sur son disque.
Jusqu’ici, tester SteamOS demandait un double démarrage hasardeux. Avec cette amélioration, un joueur sous Windows peut découvrir le système en quelques clics. Une porte d’entrée idéale pour les curieux.
Valve travaille également avec NVIDIA pour le support des GeForce. L’arrivée est évoquée pour fin 2026. Les configurations AMD et Intel sont déjà prises en charge sur PC de bureau depuis SteamOS 3.8.
Windows 10 abandonné, SteamOS en embuscade
Le contexte est favorable à Valve. Plus d’un joueur Steam sur cinq utilise encore Windows 10, dont le support standard s’est arrêté en octobre 2025. Le sursis gratuit pour les Européens expire en octobre 2027.
Cette population indécise constitue une cible parfaite pour un système d’exploitation open source. Les sondages de Steam montrent d’ailleurs que la croissance de Linux vient désormais des PC classiques, pas seulement du Steam Deck.
Les machines Linux représentaient 4,01% des joueurs Steam sondés en juillet, avec une pointe à 5,33% en mars. La part reste modeste face aux 93,67% de Windows, mais elle a doublé en trois ans. La tendance est là.
Cette préversion 3.9.0 est marquée Preview, le canal le plus expérimental. Les premiers retours signalent des bugs, ce qui est normal avec un tel bond de noyau. La branche stable reste en 3.8.16 pour les utilisateurs prudents.
SteamOS 3.9 ne révolutionne pas le jeu vidéo du jour au lendemain. Mais Valve pose méthodiquement les briques d’une alternative crédible. Le monde du jeux vidéo pourrait bien voir les rapports de force évoluer dans les prochains mois.
Source: www.01net.com
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