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Microsoft face à la réalité : près d’un milliard de PC tournent encore sous Windows 10, dont la moitié ne peuvent ou ne souhaitent pas migrer vers Windows 11

Par Jean-Luc Pircard , le décembre 4, 2025 - 5 minutes de lecture
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Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près d’un milliard de PC restent bloqués sous Windows 10 en 2025. La moitié de ces machines ne rempliront jamais les critères pour migrer vers Windows 11. Microsoft se retrouve face à une réalité bien plus complexe que son joli discours sur la mise à jour et la compatibilité.

Tout le monde pensait que la fin du support de Windows 10, annoncée pour octobre, allait enfin accélérer la migration. Mais non, la résistance s’affiche noir sur blanc, et le chantier promet d’être long, voire illusoire. Et ça, franchement, c’était écrit depuis un moment.

Compatibilité stricte : le grand obstacle à la migration vers Windows 11

On va pas se mentir, le vrai problème c’est la compatibilité matérielle. Pour installer Windows 11, faut du TPM 2.0, un processeur récent, et souvent une carte mère qui date de moins de cinq ans. Résultat : une bagnole qui roule très bien sous Windows 10 se retrouve hors-course pour la mise à jour.

D’après Dell, 500 millions de PC n’ont aucune chance d’atteindre le nouveau système — pas la peine d’espérer bidouiller. Même en cherchant des solutions de contournement, la majorité des gens ne va jamais bricoler une ISO custom pour passer en force. Ça veut dire quoi ? Un sacré paquet d’ordinateurs va rester sur la touche.

Microsoft peut bien rabâcher ses alertes, les entreprises et utilisateurs savent que changer de machine, c’est pas juste cocher une case. Derrière, il y a toute une infrastructure à revoir, des logiciels maison à tester, bref, des risques et du boulot inutile si le poste marche nickel.

Un système d’exploitation préféré… et pas qu’un peu

J’observe partout le même constat : Windows 10 tient la route. Pas surprenant que sa part de marché soit restée aussi solide toutes ces années. Même en 2025, malgré la montée de Windows 11 (qui a pris environ 20 % de parts en plus cette année), il reste plus de 40 % d’utilisateurs sous l’ancien OS.

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C’est bien beau les nouveaux menus, mais sur le terrain, personne n’a envie de perdre du temps à réapprendre un système. Quand on bosse, ce qui compte, c’est la stabilité. Windows 10 continue d’offrir vitesse, compatibilité logicielle et une gestion des ressources que beaucoup jugent supérieurs à la dernière version.

La stratégie Microsoft sous pression et ses limites évidentes

Microsoft pensait que la peur sécuritaire pousserait tout le monde vers Windows 11. Raté ! Les patchs de Windows 10 ont beau s’arrêter bientôt, des millions d’utilisateurs font le calcul : si ma bécane marche, pourquoi changer ? Dans le monde pro, migrer ça coûte – en matériel, en licences, en formation.

Faut arrêter de croire qu’on va tout jeter à la benne en 2025. Les PME, les écoles, les particuliers ne franchiront pas ce pas juste parce qu’on leur dit que c’est “mieux”. Ce genre de pression a ses limites, surtout quand la dernière version n’est pas réputée plus efficace pour le travail réel.

Microsoft a certes lancé ses alertes plus d’un an à l’avance. Mais même avec tous ces avertissements, les habitudes et la logique métier pèsent bien plus lourd que la com’ marketing.

Les utilisateurs en porte-à-faux, entre sécurité et praticité

On va pas se raconter d’histoire : rester sur Windows 10, c’est un risque. Sans mise à jour de sécurité officielle, les failles ne manqueront pas d’arriver. Sauf que le problème, c’est le coût du renouvellement de parc, sans parler des applis sur mesure qui tourneront pas forcément sous Windows 11.

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C’est facile de jeter la pierre à ceux qui ne veulent (ou peuvent) pas migrer. Mais entre la théorie posée sur PowerPoint à Seattle et ce qui se passe dans un backoffice, il y a tout un monde. On va voir fleurir les solutions de support alternatif, du patch communautaire au retour des Linux pour les vieux PC.

Un virage historique pour Microsoft et tout l’écosystème PC

Ce blocage met en lumière les limites de la logique “obsolescence programmée”. Forcer à la migration crée aussi de la défiance : tout le monde n’a pas envie de jeter un PC fonctionnel juste pour une question de TPM ou de menu Démarrer.

Les prochaines années risquent de révéler qui, de Microsoft ou des utilisateurs, tiendra le plus longtemps la barre. Une chose est sûre : même sans support officiel, Windows 10 ne va pas disparaître cette année. Il faudra plus qu’un message d’alerte pour faire bouger ce milliard de machines.

Jean-Luc Pircard

Jean-Luc Pircard

Je suis un passionné de l'informatique qui aime les défis et les nouvelles technologies. J'aime découvrir de nouveaux systèmes et s'améliorer constamment.

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